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RAHES

Revue Africaine d'Histoire Economique et Sociale

La RAHES, revue spécialisée en histoire économique et sociale, est un outil de vulgarisation des travaux de recherche de l’élite universitaire, plus spécifiquement ceux des historiens d’horizon divers. Malgré les nombreux travaux publiés pas de brillants historiens à travers les siècles, de nombreux pans de l’histoire sociale et économique renferment encore de nombreux mystères non encore élucidés. Les travaux présentés par les contributeurs du deuxième numéro s’articulent autour de trois principaux axes.

Le premier axe « question socioéconomique coloniale et pratique sanitaire » regroupe cinq articles. N’goran Alphonse Brou analyse la contribution de la main d’œuvre immigrée dans le développement du pays Agba (Côte d’Ivoire). L’auteure Félicité Paho Nya s’est intéressée à la désorganisation du travail agricole dans les sociétés traditionnelles au Cameroun, cas du village Banganté. L’enjeu commercial du marché du textile de l’Afrique Occidentale Française constitue l’objet de l’étude de Boubacar Sambaré. Enfin, Ange Priva Zouho nous plonge dans l’univers de la pratique des soins psychiatriques en Côte d’Ivoire entre 1912 et 1938.

Le second axe, se rapportant aux questions militaires, contient deux publications. Le premier qui est l’œuvre de Kouamé Kossonou Sécré, présente les expéditions militaires Ashanti sur la côte en Gold Coast entre 1813 et 1816. Le deuxième est une co-production de Bahima Diakité, Ali Doumbia et Issa Koné. Il analyse les enjeux de la présence militaire chinoise en Afrique entre 2004 et 2024.

Le troisième axe traite des questions commerciales, de distribution et de la coopération et des entreprises, regroupent quatre articles. Le duo Hervé Landry Coulibaly et Sita Porogo s’est intéressé à la reconstruction et à la gestion du marché central de Ouahigouya (Burkina Faso). Aboukar Abba Tchellou révèle que les échanges commerciaux dans le bassin du lac Tchad étaient basés sur le troc et l’usage des objets
monétaires. La coopération économique Nord-Sud a été l’objet d’analyse de Stéphie Laeticia Bekono Ndongo. Elle a mis l’accent sur l’importance du FED dans la programmation budgétaire au Cameroun de 2007 à 2011. Au niveau de la Côte d’Ivoire, Ignace Koffi démontre que l’avènement des NTIC a influencé négativement la Poste, l’une des rares sociétés de l’État non encore privatisées. Quant à Ibrahima Khalilou Diagne, il a abordé la question de la distribution des poteries en milieu Wolof.

Le quatrième axe « crises sociopolitiques » propose trois publications. La première produite par Joseph Yannick Mbatchou décrit les enjeux et les perspectives de la montée des discours de haines et de violence pendant les élections présidentielles au Cameroun. La seconde est l’œuvre de Rokia Alexandra Konaté. Elle montre les effets sociaux, politiques et symboliques des modèles de protection des réfugiés libériens en Côte d’Ivoire. Enfin, Prince Appia compare l’éducation naturelle et l’IA éducative.

 

JACOB BRINDOUMI
Professeur Titulaire d’Histoire
Economique et Sociale